Frédéric Bernardi a laissé son costume au vestiaire | Peintures contemporaines Frédéric Bernardi a laissé son costume au vestiaire | Peintures contemporaines

Zoom du week-end. Il y a six ans, Frédéric Bernardi travaillait dans la finance. À 50 ans il a tout plaqué. Lundi, il animera un concours de dessin. Itinéraire d’un enfant gâté.

Portrait

Fort de ses diplômes et de ses compétences de manager, Frédéric Bernardi a fait toute sa carrière dans la finance où il a accédé au sommet. Pourtant, à cinquante ans, il a décidé de démissionner pour se consacrer à sa passion de toujours : la peinture.

Sa passion, il la cajolait depuis longtemps : « Pendant vingt ans je me suis levé tous les matins à 5 h 30 pour peindre », avant de rejoindre son bureau… Parmi les premiers ! Même s’il aime son travail, Frédéric Bernardi joue dans une pièce qu’il n’a pas écrite : « J’avais mon costume anthracite et je mettais en oeuvre mon savoir-faire théâtral. »

Expositions régulières aux USA

Un jour, il se décide à franchir le pas. « Le temps était venu, j’avais un ami peintre qui m’a convaincu, ma femme aussi. Je commençais à vendre un peu ».

Aujourd’hui Frédéric rayonne, il fait ce qu’il aime vraiment et pourtant il travaille davantage : « Le matin personne ne me dit d’y aller. Le soir je suis épuisé. Intellectuellement ça me sollicite beaucoup plus, ce métier est très exigeant. » Il y a bien sûr des compensations : « Je suis face à moi-même, dans le silence, comme un moine, c’est très gratifiant. »

Le moine a aussi besoin des autres. « Il faut que je m’ouvre » et il devient secrétaire général du Conseil National Français des Arts-Plastiques (CNFAP) fondé par Georges Braque et Marie Laurencin en 1956.

Aujourd’hui, le talent de Frédéric est reconnu et il expose régulièrement en Chine : « Chez eux tout s’exprime par le paysage… », apprécie l’artiste. Il prépare également une exposition à New-York, l’année prochaine, sur la cinquième avenue.

Frédéric se réjouit de cette rencontre avec les enfants au Printania : « J’aime beaucoup le contact avec les enfants, ils sont « cash ». Je veux leur montrer qu’ils peuvent avoir confiance en eux. »

Le thème du concours sera le paysage. « De la terrasse du Printania on a un paysage qui est bluffant avec une ouverture sur la lumière unique », raconte-t il.

Lundi, festival Happy Deiz de 14 h à 17 h, à l’hôtel Printania (5, avenue George-V). Concours de dessin ouvert aux enfants de 6 à 12 ans. Prévoir son matériel. Tarif : 5 €, avec goûter offert. Exposition des dessins à l’hôtel de ville. Réservation au : 02 99 46 13 07